Les travaux du Docteur Antonio DAMASIO ont pourtant montré l’interaction entre la pensée et les émotions, notamment à travers la description du cas d’un brillant avocat d’affaires devenu incapable de prendre des décisions à la suite d’une intervention neurochirurgicale, alors que son cerveau rationnel était manifestement intact et qu’il continuait à raisonner tout à fait correctement.

De fait, il s’est avéré que, l’opération ayant sectionné les circuits nerveux reliant les lobes frontaux à l’amygdale, le cerveau rationnel ne savait plus décider car il ne disposait plus du  » système de préférences  » que lui fournit d’ordinaire le cerveau émotionnel.

On peut donc dire que sans émotions, sensations, sentiments ou valeurs, il n’y a pas de choix possibles entre les différentes occurrences proposées par le cerveau rationnel, ou encore, que sans affect, l’intellect tourne à vide.

Les recherches en la matière, tant en neurologie qu’en psychologie, sont loin d’être terminées, mais on sait désormais que la pensée et l’affect sont inextricablement liés l’un à l’autre, que l’intelligence émotionnelle, non seulement détermine les comportements, mais complète aussi la pensée.

http://www.innovence.fr/L-intelligence-emotionnelle.html

e-learning : Nokia et Pearson s’associent en Chine
Nokia, qui vient de s’associer à l’éditeur britannique Pearson pour enrichir les contenus audiovisuels de son application mobile MobilEdu.

-l’application est pré-installée sur certains téléphones mobiles,

-les utilisateurs peuvent également accéder à une plate-forme en ligne pour récupérer les contenus,

-elle permet de télécharger de courts films, avec des mises en situation de la vie quotidienne,

- l’application s’adresse principalement aux autodidactes.

L’évanescence est peut-être une condition de la modernité. Ou bien, peut-être, le critère dessinant le moderne.

Les choses sont immatérielles. Les êtres sont-il des choses en devenir ?

Faut-il être ce que l’on voit ?

ÉVANESCENT, ENTE, adj.
A. BOT., vx. [En parlant du nectaire] Qui s’amoindrit à mesure que le fruit se développe, et finit par disparaître (cf. LITTRÉ-ROBIN 1865).
B. P. ext. Qui disparaît peu à peu. Couleur, image évanescente. Les berges rutilantes des diamants évanescents de rosée (PERGAUD, De Goupil, 1910, p. 199).

Rappel : citation de Paul Valéry

A écouter aussi : Addiction

OEILLÈRE. s. f. Chacune des deux petites pièces de cuir que l’on attache à la têtière d’un cheval, pour l’empêcher de voir de côté, l’assujettir à regarder devant lui, et lui garantir les yeux des coups de fouet.

Dictionnaire de l’Académie française, 6th Edition (1835)

Expérience de Rosenthal

Rosenthal a découvert l’effet Pygmalion en réalisant l’expérience suivante :

  • Après avoir constitué deux échantillons de rats totalement au hasard, il informe un groupe de six étudiants que le groupe n° 1 comprend 6 rats sélectionnés d’une manière extrêmement sévère. On doit donc s’attendre à des résultats exceptionnels de la part de ces animaux.
  • Il signale ensuite à six autres étudiants que le groupe des 6 rats n° 2 n’a rien d’exceptionnel et que, pour des causes génétiques, il est fort probable que ces rats auront du mal à trouver leur chemin dans le labyrinthe. Les résultats confirment très largement les prédictions fantaisistes effectuées par Rosenthal : certains rats du groupe n° 2 ne quittent même pas la ligne de départ.

Après analyse, il s’avère que les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient particulièrement intelligents, leur ont manifesté de la sympathie, de la chaleur, de l’amitié ; inversement, les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient stupides ne les ont pas entourés d’autant d’affection.

L’expérience est ensuite tentée avec des enfants, à Oak School, aux États-Unis, par Rosenthal et Jacobson, mais en jouant uniquement sur les attentes favorables des maîtres.

Dorénavant, Rosenthal sait qu’il peut jouer avec le discours, avec le semblant. Il choisit, pour son expérience, un quartier pauvre, délaissé de la politique et où habitent un nombre important de familles immigrées vivant dans des conditions très difficiles (milieu socio-économique défavorisé). Il se présente dans une école de ce quartier avec une fausse carte de visite et explique qu’il dirige une vaste étude à Harvard financée par la NCF. Cette étude porte sur l’éclosion tardive des élèves (simple test de QI). Par la suite, il pourra recommencer son test sur les mêmes élèves et voir s’ils auront le même résultat ou non. Toute cette expérience se fait dans un contexte dans lequel l’intelligence a un caractère inné.

Rosenthal fait passer le test à l’ensemble des élèves et, ensuite, s’arrange pour que les enseignants prennent connaissance des résultats, croyant qu’il s’agit d’une erreur de transmission de courrier. Les résultats ne sont pas les résultats réels du test de QI, mais comportent des notes distribuées aléatoirement. 20% des élèves se sont vu attribuer un résultat surévalué. A la fin de l’année, Rosenthal fait repasser le test de QI aux élèves.

Résultat : une année après le premier test, les 20% se sont comportés comme les « super-souris » ; ils ont augmenté de façon significative leurs résultats, non seulement au test d’intelligence, mais, également, leurs résultats scolaires. Les enseignants ont porté un autre regard sur ces élèves. Le hasard a créé un nouveau type d’élèves grâce au regard qu’ont eu les enseignants sur ces élèves suite aux résultats du test. Les enseignants vont donner une consistance à la catégorie attribuée par le test. Ces résultats sont à nuancer. On voit qu’après la deuxième année, les élèves plus jeunes perdent ce résultat alors que les élèves plus âgés le conservent.

Nouvelles anciennes technologies

Nouvelles anciennes technologies

Or, en juin 2009, 13% des abonnés utilisent leur mobile pour consulter Internet : la proportion a presque
doublé en un an.

« Mais la véritable nouveauté cette année réside dans l’augmentation significative du nombre de personnes utilisant leur téléphone mobile pour naviguer sur Internet. La possibilité technique existe depuis plusieurs années et l’enquête du CREDOC suit d’ailleurs cet indicateur depuis maintenant 6 ans ; mais cet usage n’avait jamais vraiment décollé jusqu’à aujourd’hui. Or, en juin 2009, 13% des abonnés utilisent leur mobile pour consulter Internet : la proportion a presque doublé en un an. Chez les adolescents, le pourcentage est passé de 12% à 19%. L’Internet mobile n’est plus réservé aux passionnés des nouvelles technologies, il se diffuse maintenant à des franges de la population bien plus larges : rapporté à l’ensemble de la population, on peut estimer qu’environ 5 millions de personnes sont concernées. L’apparition de terminaux plus simples à utiliser, conjuguée à des offres d’abonnement permettant de se connecter à Internet sans limite de temps, ont initié une dynamique qui devrait être relayée par le mécanisme du « bouche à oreille » des utilisateurs. Aujourd’hui, la raison principale pour laquelle les adultes disposant d’un téléphone mobile ne se connectent pas à Internet est qu’ils n’en ressentent pas le besoin, tandis que les adolescents disent plutôt que cela revient trop cher (chez ces derniers, l’intérêt de pouvoir se connecter à Internet en mobilité ne fait aucun doute). Les autres usages du téléphone mobile progressent peu : la possibilité de consulter ses courriels ne concerne que 8% des abonnés (6% l’an dernier), le téléchargement de sonneries, logos ou jeux stagne chez les adultes et semble même régresser chez les adolescents, et la possibilité de regarder la télévision sur son mobile n’est exploitée que par 4% des abonnés (en 2008, le chiffre était de 2%7). »

Forrester Research, entreprise indépendante qui fournit à ses clients des études de marché sur l’impact des technologies dans le monde des affaires, vient de dévoiler ses prévisions sur les lecteurs de livre électronique pour 2010. Si l’année 2009 a été marquée par une forte progression des ventes de readers et d’ebooks, l’année prochaine s’annonce pleine de surprises.

1. La fin du (quasi)-monopole de e-Ink
2. La concurrence accrue des nouveaux smartphones et netbooks
3. La diversification des supports de lecture grâce aux applications
4. Des applications également pour les readers
5. Une nouvelle gamme de readers chez Amazon
6. La progression de Barnes&Noble face à Amazon et Sony
7. La hausse spectaculaire des ventes de livres électroniques aux Etats Unis
8. Le développement de la numérisation des manuels scolaires
9. L’arrivée massive des éditeurs de presse
10. La croissance du marché européen, chinois, indien et brésilien

http://www.ebouquin.fr/2009/12/03/readers-10-previsions-pour-2010/

Lecteur
22.11.09 | 21h03

J’attends l’équivalent du Kindle sans devoir acheter 8 euros des livres que j’ai déjà au format informatique parce que numérisés, gratuits et sans droits d’auteurs qui sont tombés depuis longtemps. A moins qu’on remette des droits sur Homère, l’argent reviendra alors à ces ayants-droits. Je ne vois de différence avec un livre papier.

Butchu
22.11.09 | 20h18

C’est amusant, Amazon semble insister sur la littérature alors que, dans mon opinion, l’intérêt du Kindle est plutôt pour des livres professionels, des manuels, des articles… Je suis très attaché à l’objet papier quand je lis pour mon loisir, mais pas du tout quand je travaille ou consulte des manuels. Si le Kindle me permettait d’organiser ma bibliographie, articles, livres, et manuels, avec une possibilité d’annoter et de classer, il deviendrait vraiment utile…

ROMAIN V.
22.11.09 | 18h31

Si par hasard ces produits se démocratisent (chez les jeunes surtout), ils vont changer les habitudes de lecture. A l’heure où l’on ‘zappe’ de plus en plus, que va t-il se passer avec des romans ? Va-t-on revenir aux nouvelles, une forme plus courte permettant de garder le lecteur jusqu’au bout ? Tout le contraire de ce qui se passe actuellement sur certains livres de poches (de gare) qui dépassent les 500, 600 pages.

Fabrice B.
22.11.09 | 13h46

Pourquoi le livre électronique serait-il l’avenir ? Un livre papier ne tombe pas en panne, se prête, se perd, s’échange sans soucis, y a pas de DRM dessus. Vous oubliez un Kindle dans le métro, vous perdez toute votre bibliothèque plus 176 €. Même un Pleiade n’est pas à ce prix là. Bref ça pose plus de problèmes que ça n’en résout.

Luna
22.11.09 | 17h54

Quand on travaille déjà sur écran une bonne partie de la journée, a-t-on envie de se plonger dans un Kindle ?! moi non, et en vacances encore moins. Le Monde est quasiment ma seule lecture en ligne, et encore c’est parce que je vis à l’étranger. Un livre papier ne se recharge pas, c’est plus commode que de se trouver sans piles à 3 pages de la fin, non ? ..!

Erengr
22.11.09 | 16h22

Je trouve qu’il y a quand même un différence de confort entre un écran passif et un écran actif.

Mike²
22.11.09 | 13h49

Corner, biffer et souligner un livre, quelle horreur ! Le livre-objet se respecte autant et plus qu’un autre. Une variante cuistrique du sacrilège. Les problèmes des livres numériques sont bien plus les catalogues limités des éditeurs et l’incertitude que l’on pourra continuer à les lire pour des histoires de DRM ou parce que la technologie aura évolué. A quoi bon acheter des quantités de livres qui ne pourront plus être lus dans quelques années ?

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